Search

Les grands obstacles des étudiants internationaux



De façon générale, dans la dernière décennie, il a été constaté un écart significatif entre le taux de diplomation des étudiants dits locaux et celui des étudiants internationaux inscrits au premier cycle universitaire. La capacité des étudiants internationaux à s’intégrer dans leur milieu d’accueil est étroitement liée à leur réussite scolaire. Autrement dit, mieux un étudiant international s’adapte à son milieu d’accueil, meilleures sont ses chances de réussite et de diplomation. Les chercheurs affirment en ce sens que « les problèmes liés à l’intégration et aux autres dimensions de l’expérience internationale doivent être appréhendés comme trame de fond des autres difficultés rencontrées. »

Cet écart dans les taux de diplomation peut s’expliquer par les nombreux défis que rencontrent les étudiants internationaux. Les obstacles sont multiples et interviennent dans les différentes dimensions de l’expérience d’un étudiant international (socioculturelle, académique, administrative et financière, personnelle), mais aussi à différents moments (préparation, arrivée, retour dans le pays d’origine)


- Le choc culturel

Certains étudiants internationaux ont à faire face à des défis d’adaptation culturelle importants. Ils doivent s’adapter dans un laps de temps à des éléments culturels nouveaux, notamment dans les domaines des relations interpersonnelles, des rapports hommes-femmes, du mode de vie occidental et nord-américain, etc. Les étudiants internationaux peuvent également ressentir un stress d’ « acculturation » pendant le processus d’adaptation à de nouvelles normes culturelles, sociales et institutionnelles, stress qui peut se traduire par des troubles du sommeil et de l’alimentation. Il est démontré que la phase initiale du séjour d’un étudiant international n'est pas souvent caractérisée par des sentiments d’excitation; les étudiants internationaux sont plutôt submergés par des symptômes psychologiques et émotionnels négatifs associés au choc culturel. Le stress d’acculturation semble inévitable, mais il est possible d’identifier des avenues pour une meilleure adaptation culturelle des étudiants internationaux, notamment la création d’un réseau social.


- Le réseau social à (re)construire

Les étudiants internationaux reconnaissent eux-mêmes l’importance et la nécessité d’avoir un réseau social. Selon eux, c’est le réseau ou l’entourage social qui les motive à persévérer. Ils reconnaissent également l’importance de leurs pairs québécois comme élément facilitant le contact et l’intégration dans la culture québécoise. Ils affirment toutefois vivre parfois du rejet et ont tendance à aller vers ceux et celles qui leur ressemblent. Par ailleurs, le développement de liens, dont les amitiés avec des étudiants locaux, est favorable à une expérience positive d’études à l’étranger. Pour accompagner les étudiants internationaux dans la création de nouveaux liens, des établissements offrent des programmes de jumelage, misant sur la collaboration des étudiants locaux et de la communauté (sur le campus et hors campus). L’étudiant nouvellement arrivé peut ainsi compter sur l’expérience, le réseau et les connaissances d’un pair pour comprendre les procédures institutionnelles, s’approprier des méthodes de travail, interpréter les codes sociaux, se mailler avec d’autres étudiants, etc.


- L’adaptation à l’enseignement et à l’apprentissage

Les difficultés d’adaptation au pays d’accueil ont des conséquences sur la formation et les apprentissages des étudiants internationaux, notamment en termes de nouvelles méthodes d’apprentissage, de nouvelles modalités d’évaluation et de nouveaux outils technologiques. Ces défis concernent également les attentes des professeurs, les approches pédagogiques, la prise de notes et même l’accent de l’enseignant. De plus, l’adaptation à une autre culture scolaire et académique est un défi considérable et renvoie également à des conceptions différentes.


- La barrière de la langue

Les étudiants internationaux ne maîtrisent pas toujours suffisamment la langue officielle et d’enseignement du pays et de l’établissement qui les accueillent. Plus l’étudiant est compétent dans la langue d’enseignement de l’université d’accueil, moins il ressentira de stress d’acculturation. Ainsi, la barrière de la langue peut nuire à l’intégration sociale et culturelle de l’étudiant et contribuer à l’émergence d’un sentiment d’isolement ou de choc culturel. La communication peut constituer un défi majeur pour les étudiants internationaux avec les autres étudiants, mais aussi avec les enseignants et le personnel de l’établissement. Les difficultés à communiquer dans une langue différente peuvent rendre les productions écrites (examens, rapports, mémoires, thèses, etc.) laborieuses pour les étudiants internationaux. Quand il s’agit de travaux d’équipe, des obstacles liés à la méthodologie et aux stratégies d’apprentissage peuvent s’ajouter aux défis d’écriture et de lecture. Le défi consiste à s’adapter à un système qui valorise la compréhension, l’expression personnelle, le développement du jugement critique et le travail d’équipe . Cette adaptation peut générer de l’anxiété chez l’étudiant pour qui des stratégies comme le travail individuel et la mémorisation ont été valorisées pendant son parcours scolaire antérieur.

Pour outiller les étudiants, plusieurs initiatives et programmes incluent dans leur offre linguistique un volet sur la méthodologie et sur la culture locale.


- Les préjugés

Certains étudiants internationaux affirment avoir été victimes de discrimination dans leurs interactions avec les enseignants, le personnel, les étudiants locaux et le milieu d’accueil. Plus précisément, ils se sont sentis moins accueillis dans leurs interactions avec les autres étudiants et les personnes hors du campus qu’avec le personnel et les enseignants. D'autres ressentent de l’adversité, ils ne se sentent pas accueillis, ressentent du rejet et de la discrimination, ont moins le goût de s’intégrer et sont moins motivés.


Aux défis identifiés, il est possible d’en ajouter d’autres : la recherche de services et de soutien, les contraintes financières, la bureaucratie (les formalités liées à l’immigration), la recherche d’un logement, la recherche d’une assurance médicale, l'élaboration des pièces d'identité etc.


Il n'est pas évident que les étudiants internationaux s'adaptent d'un coup à toutes ces entraves. L'adaptation est donc un processus progressif qui peut aller pour certains étudiants jusqu'à plus d'une année académique. C'est en cela que se constate l'importance d'avoir un Mentor. Edu-X Services a développé son Programme de Suivi et de Mentorat dont les objectifs sont de permettre à nos étudiants de gérer au mieux cette période d'adaptation afin de maximiser leurs résultats académiques car comme il en a été question dans cet article, les défis de l'adaptation peuvent jouer sur la performance des étudiants internationaux et même provoquer l'échec. Nos conseillers seront ravis de vous en donner de plus amples informations.